Le patrimoine
Découvrez le vieux quartier de la Bourgade, le clocher solitaire qui la domine, et un peu plus en amont du village, la chapelle St. Roch
LA BOURGADE
La Bourgade…le cœur du vieux village avec ses ruelles étroites et pentues, serpentant entre de hautes et austères façades de pierre bâties « à chaux et à sable » dont certaines montrent encore tourelles ou vieilles portes aux linteaux de pierre décorés et portant date. Pays autrefois de vin, on trouvera dans ces façades nombre de vieilles portes basses donnant sur des caves immenses, bâties sur plusieurs niveaux de voûtes de tuf, où l’on pressait, fermentait et vieillissait des vins réputés.
Placettes et petites fontaines fluant dans des vasques creusées dans la pierre aèrent un peu cet espace resserré ; leur modestie apparente ne dit pas les efforts démesurés qui ont permis d’amener l’eau rare et précieuse depuis les sources à flanc de montagne jusqu’au cœur du village !
Parcourir la Bourgade, c’est bien sûr se rapprocher de l’âme du village, renouer un peu avec son passé ; mais c’est aussi apprécier les efforts de restauration et de viabilisation qui permettent à la vie de se développer dans ces lieux historiques et de ne pas en faire qu’un village-musée.

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LE CLOCHER

Tout en haut de la Bourgade, en bordure de la place publique et de sa fontaine de pierre, trône le beau clocher de pierre du XVI° siècle, typique de l’architecture haut-alpine avec sa haute flèche de pierre octogonale et ses quatre pyramidions d’angle.
Il est veuf de son église Saint Pierre qui fut démolie en 1852 pour agrandir la place du village qui était alors en pleine expansion démographique.
Il dessert à présent, même si c’est à distance, la nouvelle église Notre Dame des Victoires, située tout en haut du village et qui n’a pas, elle, de clocher…
Cette particularité rare méritait de figurer dans ce guide !
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LA CHAPELLE SAINT ROCH
Perchée sur son tertre rocheux, un peu en amont du village, cette chapelle champêtre domine les grands vergers de la plaine de la Durance.
Son vrai vocable est en fait « Notre Dame de Clémence », mais la tradition populaire n’a retenu que celui de Saint Roch, sans doute en mémoire des circonstances qui ont amené sa construction.

En 1854, une terrible épidémie de choléra (1) née à Marseille décime la population de la Provence puis remonte le long de la Durance, et fait également de nombreuses victimes dans l’Embrunais et le Gapençais. Mais aucune dans le village de Remollon, pourtant bien exposé !
Conduits par le curé Félix Repelin, les habitants du village érigent cette chapelle en remerciement à la protection de la Vierge, qui fut ardemment sollicitée au plus fort de l’épidémie. Une procession inaugurale y a placé côte à côte dans le chœur les statues de la Vierge, de Saint Sébastien, patron de la paroisse, et bien sûr de Saint Roch, protecteur contre les épidémies.
Accès : 15 mn à pied par la D900B d’abord, direction Embrun, puis au rond-point de l’Intermarché prendre à droite le chemin de la Chapelle qui descend vers la Durance et suivre les panneaux fléchés.
(1) C’est la même épidémie qui a fourni à Jean Giono le décor de son roman « Le hussard sur le toit »
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